Care-t, clacassè ! çi disè lou labadé. Dèche canta lou Baniu.

Tais-toi, beau parleur ! disait le lavoir. Laisse chanter la rivière.



vendredi 9 janvier 2026

Sandrine OSCAMOU 


Sandrine Oscamou lors de la visite du père Noël à l'école et dans sa classe.


Dans un jardin, il était un bien beau bouquet, un bouquet qui apportait joie et lumière autour de lui parce qu'il servait de guide et de soutien. De ce bouquet, une fleur est tombée, sa tige brisée.

Sandrine Oscamou nous a quitté.

Les autres fleurs, doucement, se sont inclinées sur elle, comme pour la retenir. En vain. Maintenant c'est la douleur qui les garde ainsi abattues. Le bouquet a perdu de sa substance, par le manque d'une fleur. Ce moment de cette vie qu'elles avaient ensemble et qu'elles ne retrouveront plus. Et puis, au-dessous, il y a tout ce feuillage verdoyant de vie qui soutenait cette fleur et qui voulait profiter de sa présence. 

Un ciel triste et noir essaie d'écraser les bruits et rires des enfants. Il ne pourra retenir les larmes de tous nos cœurs profondément meurtris.

Sandrine a repoussé les limites de l'espace et du temps, en unissant sous le même dôme de chagrin étouffant, deux villages. Mais entre temps, elle a permis aux nouvelles pousses de ce jardin qu'elle a fait éclore de créer un beau parterre de fleurs qui compose un magnifique et immense cœur à contempler. Et les couleurs de cette fresque passées au prisme de la vie lui font cette lumière éclatante qui désormais éclairera, d'une lueur sans égale, son souvenir.

Sandrine a quitté nos regards, un moment, et puis s'en est allée.

D'où il venait ce gros nuage noir qui a obscurcit notre ciel ? Quel est le sale vent complice qui l'a conduit au-dessus de Sandrine ? Pourquoi les fleurs du jardin n'ont pas réussi à l'éloigner ? Alors non ! il ne pourra gommer la souffrance de ce départ et nous le chargerons de tout ce que Sandrine portait en elle de bien et de beau pour que jamais le moindre de ses gestes et sourires ne s'éloigne de nous. 

On ne saurait oublier cette routine quotidienne de ces "bonjour" et "au revoir, à demain" ; de ces pages de livres sans cesse agitées, de ces pages d'écriture enseignées et corrigées, de ces tableaux couverts de craie et essuyés, de ces moments de joie et de partage. Ils ont fait la grandeur de toute la vie de Sandrine, multipliés par ces centaines de petites mains, petits visages qui les ont magnifiés dans un cheminement plein d'espoirs.

Sandrine était une fleur qui faisait vivre ce jardin. 

Ensemble, elles avaient créé ce chemin de vie pour les autres, pour ces petites pousses qui avançaient à leur abri, à leur soleil. 

Au soleil du sourire de Sandrine.


Elle cherchait sa paix intérieure.

Elle repose

Mais elle nous a fait très mal. Encore.

Jusqu'à faire pleurer jeunes et ados, et plus, pour qui elle était la lumière qui a éclairé ce qu'ils ont fait de leur vie actuelle.

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