Care-t, clacassè ! çi disè lou labadé. Dèche canta lou Baniu.

Tais-toi, beau parleur ! disait le lavoir. Laisse chanter la rivière.



dimanche 5 avril 2026

Cécile Lacq.

 Cécile Lacq.

(en cours de rédaction)
    Une immense nappe de silence a enveloppé notre village, et au-delà, s'immisçant jusqu'au plus profond de nous-mêmes, comme pour étouffer un bruit sourd et profond qui peine à éclater. Le lent et douloureux tremblement de tout ce qui porte la vie, comme des pointes de glace qui pénètrent encore et encore. Comme une inexorable et lente destruction de tout ce qui fait une raison d'être. Un glissement vers une chute absurde où rien ne peut nous retenir.
    
    Cécile a été martyrisée par un destin qui marque sa route avec une aveugle et terrifiante obstination. Même la Camarde a longue faux, qui récolte chacun en son temps, est restée muette de saisissement. Jusqu'aux mots pour le dire qui font peur. Une douleur mêlée d'effroi où chacun découvre sa part d'inutilité devant l'inacceptable. 
  
    Cécile était tendresse et affection d'épouse et de mère. Cécile était courage et vaillance pour la vie dans la ferme familiale. Cécile savait la vie dans toutes les beautés que la Nature lui avait enseigné. A l'époque de son renouveau, Cécile ne pourra plus la célébrer. Et les mots  pour le dire font mal. Parce qu'ils sont durs, et qu'ils sont répétés et qu'ils trouvent dans le cœur de ceux qui l'ont connu, côtoyée, appréciée, un écho funeste. 
Cécile avait semé des graines d'espoir et les avait regardé éclore assurant ainsi une continuité de vie au sein de la ferme familiale. Dans la maëlstrom des sentiments tissés et emmêlés par l'épouvante, il nous appartient de voir des points de lueur qui rendent hommage et respect à son rôle parmi nous. 

    Les fleurs des champs sont les plus belles parce qu'elles sont naturelles et réjouissent les yeux et le cœur ; Cécile était l'une d'elles. Qui soulignent le retour de la vie dans un cycle de la nature immuable et éternel. Qu'elle a accompagné jusqu'à ce qu'il fut brisé.

    Comment transformer ce nuage de souffrance qui a tout enveloppé, en un voile de sérénité pour soutenir nos cœurs endoloris ?
Un geste de sa main !
Son sourire !
    
    




1 commentaire:

  1. Encore une fois, tu as su trouver les mots justes, poétiques malgré l'horreur de cette disparition tragique...Sois-en remercié Pierre !

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