Care-t, clacassè ! çi disè lou labadé. Dèche canta lou Baniu.

Tais-toi, beau parleur ! disait le lavoir. Laisse chanter la rivière.



jeudi 7 novembre 2019

Automate


Automate décérébré
vers le mur s'avance,
rebondit et repart
dans sa marche lancinante.

Au rythme de ces mots,
dans sa tête dolente,
il se répète avec constance :
Avance, pauvre type, avance !

Armure ou carapace
qui grandit avec toi
te soutient et t'enferme
sur un chemin prédestiné.

Qui t'écrase et dissout
ce que tu sens et vis
et présent et passé.
Sans cesse dépassé !

Tu la croyais chargée
d'honneur et de fierté
portant tes pas
sans avoir à te soucier

Tu les vois, pauvre type !
Gestes bizarres
sans cœur ni gloire
pourtant assumés

Tu les sais magnifiques
solitaires et vainqueurs
d'une vie sans éclat
quand tu la compares.

Ils se rient de moi
rictus de sympathie
te guident vers leur mépris
ou mieux encore, la solitude

Mais tout ce que tu fais
porte l'image de ta déchéance
et entraîne vers le bas
malgré tous tes vains efforts

Tout ce qui t'oppresse,
t'avilit et t'abaisse
choix de vie imposé
tristesse programmée

L'espoir est une fleur fanée
la tige de la rose
n'est plus que ronce
plus de feuille ni pétale.


























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