Care-t, clacassè ! çi disè lou labadé. Dèche canta lou Baniu.

Tais-toi, beau parleur ! disait le lavoir. Laisse chanter la rivière.



samedi 22 mai 2021

Fernand SARTHOU - Jean-Claude HORTOLOU - Jeanne PEYRE

 Fernand SARTHOU.

Tout le monde dans le village connaissait Fernand de chez Poun. Et à travers lui, l'histoire de cette ferme familiale qui est indissociable de notre vie communautaire et dont Fernand fut l'un des artisans.
C'est donc une reconnaissance sincère qui lui fut adressée lors du dernier adieu qui réunit tous ceux qui avaient pu l'approcher, le côtoyer, en un mot apprécier ses qualités d'homme tout au long de sa présence parmi nous. 
Car il n'y eut pas que son activité sur la ferme familiale, semblable à bien d'autres dans cette période d'évolution de l'agriculture. Il assura, avec son frère, Gérard, la continuité de Romain, leur père, en déplaçant dans les cours de ferme la batteuse à vapeur. Puis ils ouvrirent la porte à la modernité avec la première moissonneuse-batteuse qui facilita la tâche dans bien des exploitations et apporta un meilleur bien-être dans leur maison.
Fernand était le pilier de cette maison Sarthou-Poun, la référence affective de tous ceux qui y vécurent. Avec sa gentillesse coutumière, il a accompagné trois générations et il ne demandait qu'à être payé par des gestes d'affection. Qui lui furent témoignés tout au long des moments où la maladie avait réduit son activité et redits lors de son départ en présence de notre collectivité villageoise.
Il aurait fêté ses 65 années de mariage avec Lili, ce même jour. (Mariage dont se souvient encore un jeune enfant de chœur !)
Fernand fut la figure tutélaire familiale, l'acteur de la modernité agricole, avec Romain, son père et Gérard son frère ; le témoin privilégié de la vie municipale avec Romain, et Jean, son frère, en leur temps maires du village. 
Une vie bien remplie que nous avons plaisir à saluer avec respect.


 Jean-Claude HORTOLOU.

Comment faisait-il, Jean Claude, lui qui était si simple et si discret, pour que chacun l'apprécie autant ?
Il suffisait de l'approcher pour être gagné par son abord sympathique et un sourire qui venait compléter une personnalité que l'on avait plaisir à découvrir. Et à prolonger, car il était devenu partie prenante dans les activités communautaires, en particulier celles de l'association des ACPG auquel il prêtait son concours en servant de porte-drapeau. Comme il avait servi son pays en une période troublée et lointaine. 
On reconnaissait la maison où il avait choisi de résider parmi nous : son camion y était souvent garé. Chaque rencontre avec Jean-Claude avait quelque chose de particulier, tant il était convivial dans ses manières, dans le simple bonjour échangé lors de ses promenades. Jusqu'à ce que la maladie efface sa silhouette amicale des rues de notre village.
C'est un dernier salut que nous lui adressons.


Le mot de Gérard Caubet, président de l'amicale des ACPG.

Bonjour ,
Chère Gisèle, chers enfants et petits enfants, chère famille, voisins, amis, camarades de l’amicale des ACPG.
Nous voici donc réunis autour de Jean-Claude pour lui dire un dernier adieu.
Jean Claude est né le 18 juillet 1939 ; il allait avoir 82 ans dans moins de 3 mois. Appelé au service militaire en juillet 1959, il est libéré en novembre 1961 après avoir accompli 28 mois de service militaire dont une partie en Algérie. Revenu à la vie civile, il entame une carrière brillante carrière de transporteur jusqu’à l’âge de 69 ans ce qui est remarquable.
Il s’investit dans les amicales dont celle de la FNACA (anciens d’Algérie)  dans l’amicale des A/ C de son village dont il devient un des porte drapeaux pendant de nombreuses années jusqu’à ce que la maladie le rattrape. Durant ces nombreuses années, j’ai apprécié son dévouement toujours présent lors des cérémonies officielles et lors du départ de camarades, ainsi que son implication dans le fonctionnement de l’amicale. Il est marié avec Gisèle depuis 53 ans.
Jean Claude est titulaire de la Croix du Combattant, de la Médaille Commémorative d’Algérie, de la Médaille de Reconnaissance de la Nation et du Diplôme d’Honneur de porte drapeau.
Je garde le souvenir d’un gentil camarade, toujours disponible, qui , malgré la maladie ne se plaignait jamais. 
Jean Claude, nous ne te verrons plus faire le tour du village avec ton bâton à la main t’arrêtant pour discuter avec les personnes que tu croisais.
Au revoir Jean Claude, nous ne t’oublierons pas.

Jeanne PEYRE.


Jeannette Peyre nous a quitté avec la même discrétion et humilité que celle qui guida sa vie parmi nous.
Alors l'hommage que nous lui rendrons sera à son image, tout aussi fervent et sincère.
Nous nous souvenons de la maison Peyre, à flanc du petit côteau ; c'est là que Jeannette - car c'est ainsi que nous l'appelions tous - accompagna la vie de notre village avec toutes celles et ceux de sa génération.
Il est des images et des symboles qui ne s'effaceront pas. Jeannette fut l'une de ces témoins et à travers elle nous saluerons cette demeure Peyre où nous avons connu la figure de l'aïeul, Yves, qui fut, en son temps, notre doyen.
Adiu Jeannette.







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