Care-t, clacassè ! çi disè lou labadé. Dèche canta lou Baniu.

Tais-toi, beau parleur ! disait le lavoir. Laisse chanter la rivière.



vendredi 29 septembre 2023

75 ans du Pau-Nousty-Sports : les comptes-rendus.

 75 ans du Pau-Nousty-Sports : les comptes-rendus.



     Suite aux festivités des 75 ans du Pau-Nousty-Sports et aux interventions de toutes les personnes parties prenantes dans la vie sportive et décisionnaires dans la vie locale, je me permets quelque réflexion,

    Nous somme nombreux à avoir pu suivre la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby. Et à l’avoir appréciée.

    Ce qui ne semble pas être malheureusement le cas pour une certaine partie de la population, plus que sûrement parisienne, intelligentzia du show-bizz, pour qui les culs-terreux et les pue-la-sueur que nous sommes ne sont bons à fréquenter que lors de leurs séjours touristiques. Pour leur distribuer leur manne pécuniaire assortie de leur suffisance et de leurs prétentions.

    Nous approvisionnons le « ventre de Paris », quel dommage qu’ils ne sachent pas en tirer profit pour que cela nourrisse aussi leur cerveau.

Mais cela est bien connu : « Il n’est de bon bec qu’à Paris ! »

    Une cérémonie « rance, ringarde, qui sent la naphtaline » pouvait-on lire dans cette littérature de journaleux.

D’où le danger de se regarder dans la glace avant d’écrire quoi que ce soit !

Là où vous n’êtes pas, il y a des gens qui vivent et qui font vivre un territoire d’où vous vous êtes exclu par votre contentement de soi. Ce monde dont aimait à parler Jean-Pierre Pernaud ; vous vous en gaussiez de manière aussi admirable. Vous n’avez pas réussi à gommer la réalité de la vie de nos campagnes et cela vous revient en pleine figure, transfiguré par un artiste de talent qui vous a remis à votre vraie place. Dur, dur !

    Notre terroir, pour vous, sent les déjections animales qui fertilisent nos sols et font fructifier nos récoltes, … dont vous vous nourrissez !

    Vous préférez assurément la vase de vos mares à grenouilles où vous pataugez allègrement. Ou vos paniers de crabe ! Plus classes !

    Alors quoi de plus naturel que de voir tous ces bouseux se traîner dans la terre de leur pays, de leur campagne, et la boue, à la conquête d’un ballon, même pas rond ! Rond, la forme de l’argent !

    Combien il doit vous coûter de grincements de dents de voir une élite sportive internationale venir célébrer ce sport (je n’en prononce pas le nom par crainte de vous choquer !) dans notre pays, et voir que notre maillot bleu y est plus que dignement représenté. A chaque Marseillaise sur un terrain de rugby, il y a en fond sonore, vos rictus et vos ricanements.

    Nos terroirs ont porté le rugby, notre pays l’a adopté, chacun a rendu l’hommage qu’il méritait à l’autre.

    A la lumière de ce que je viens d’écrire, je voudrais vous parler de notre petite chapelle sportive, notre petit club de hand.

    Je subodore que ce sont à peu près les mêmes personnages qui nous ont, d’un doigt magistral, intimé l’ordre de rester à notre place, celle qu’ils avaient décidé pour nous. Ces sommités qui occupent un siège directorial à mémoire de forme.

    Parce qu’ils ne savent rien de nos difficultés, ils vont jusqu’à nous flatter pour nous pousser à nous contraindre à leurs dictats. Ils nous disent guerriers, soit, mais nous ne voulons pas de mercenaires !

    Ils veulent des professionnels ! Mais nous en avons plus d’une cinquantaine dans notre club.

Comment appelez-vous ces personnes qui sont capables de débarrasser un lieu de spectacle de tous ces accessoires en un temps record pour que le lendemain un match puisse se dérouler dans le même lieu ? Celui qui déplace tables, chaises jusqu’à celle qui passe le balai ? Quelles qualifications peut-on avoir pour assurer le service d’une bonne centaine de plateaux repas, pendant que dans une « arrière-salle » fumante, celui des grillades et celui des frites assurent un approvisionnement à la demande? Des gestes simples mais essentiels.

Sans parler des week-ends, lors de finalités départementales ... et nationales, où la population du village double allègrement. Ce sont les mêmes professionnels, de tous âges, qui se chargent de l’accueil, hébergement, repas, encadrement journalier des équipes reçues. Gestion sportive sur le terrain incluse 

Les diverses récompenses attribuées par les instances sportives en témoignent.

Voilà ce que sont nos professionnels !

Ce sont eux qui font évoluer le sport, qui le rendent attractif pour beaucoup, beaucoup de jeunes.

Mais nous ne les payons pas ! D’où incompatibilité avec les desiderata de la Fédération !

A la sélection par l’argent, nous préférons celle par le mérite !

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Les 75 ans du club dignement fêtés.

    On sentait depuis longtemps un frémissement parcourir toutes les composantes de la vie du club. Parti depuis les instances dirigeantes jusque aux nombreux bénévoles ainsi motivés. L’ordre de mobilisation générale était déjà effectif et l’armée des bénévoles sur le pied de guerre.

    Premier dilemme avec l’installation de l’estrade pour le spectacle : comment concilier le maximum d’accueil des spectateurs avec la projection du match de rugby sur l’écran géant. L’équipe technique a assuré qu’elle se chargeait du démontage rapide des éléments de décor, dès la fin du show, afin de ne pas gêner la retransmission. Et vu l’affluence à l’entrée de la soirée, il fallait bien le parterre de chaises et les gradins de la salle pour accueillir les inconditionnels de Gil et Ben. D’autant que dans la salle polyvalente, les tapas avaient déjà préparé l’ambiance et que le DJ Julien Toth avait chauffé ses platines.


Gil et Ben.

On avait goûté à Ben. Le talent appelant le talent, on le savait (ré)uni à Gil. Quoi de plus normal que de juger de leur union à l’occasion des 75 ans du club de hand.

Il fallait la maîtrise scénique de Gil Alma pour s’autoriser une telle entrée en matière, et en dévoiler tous les aspects. Et avec son complice Benoît Joubert, quand deux talents s’affrontent, chacun sert de caisse de résonance à l’autre. A partir de là, on ne pourrait dire qui a pris le plus de plaisir, les deux compères à jouer ou le public à les voir jouer. Ils se sont emparés de la salle - il faut dire qu’elle n’attendait que cela - et ils l’ont menée dans leur délire visuel, vocal et humoristique sans une seconde de répit. Les éclairs étaient sur scène et les rires secouaient la salle en bruyantes vagues successives. Un défilé de personnages hauts en couleurs, toujours disposés à créer, générer, prolonger des situations improbables menées de main de maître jusqu’au leur accomplissement. Rien ne ressemblait à ce qui précédait, même les rires étaient différents parce qu’il fallait toujours les adapter à un nouveau délire. Et s’il y avait parfois un côté burlesque dans les situations – parfois des provocations voulues - le rire venait lui donner sa vraie dimension, celle de la sincérité. Ajoutez quelques effets visuels à tendance psychédélique, inutile de secouer, le mélange a bien pris. Et la nouvelle salle de sports pourrait vous dire que, heureusement que tout a été refait à neuf, parce qu’il fallait bien ça pour résister à cette débauche d’enthousiasme et joie de rire partagée.

Gil et Ben sont venus, nous les avons vus et goûté leur spectacle. Ils ont tout gagné !

Et l’équipe de France aussi !


La suite ne pouvait être que du même tonneau !

Le spectacle avait commencé dans la salle des sports, il se devait d’y continuer. Ce sera la journée du samedi. Les seniors filles 1 ouvrent le bal et de belle manière.

Quelques promenades en calèche pour attendre la soirée et l’entrée en lice de notre équipe fanion.

Évidemment les choses ne se passent pas toujours comme prévu, ou voulu. Surtout dans le sport. Mais il fallait bien un début et il a été toutefois de belle facture. Parce que ce match de l’équipe 1 revêtait une autre portée. Fabrice Metz, seconde ligne de la Section Paloise, noustysien à part entière, nous a fait l’amitié et l’honneur de donner le coup d’envoi de ce match. Nousty, petit frère de la Section Paloise, puisqu’à ses débuts, les dirigeants du Nousty-Sports auraient voulu des maillots vert et blanc ; mais il ne restait que du jaune !

Oubliés les longues errances passées, retrouvées les ambiance de folie dans les tribunes. Revoir le bruissement des bénévoles affairés à accueillir tous les amis, partenaires, passionnés de ce club, leur club de cœur. Et toujours le plaisir de se retrouver ensemble lors du repas d’après-match. Et cette fois prolonger la soirée à l’extérieur en compagnie de DJ Sascha Haug.


La journée du dimanche : les retrouvailles.

La journée du dimanche est toujours le point d’orgue de ces festivités. Cela commence par une messe qui a eu lieu à Soumoulou, en mémoire de toutes celles et ceux qui nous ont quitté, que ce soit au sein du club ou tous ceux qui ont contribué à en faire ce qu’il est aujourd’hui.

La joie des retrouvailles est déjà perceptible mais cela doit se dérouler dans les règles d’une cérémonie officielle, même si ce sera l’amitié et le plaisir de se revoir qui en seront les maîtres mots. C’est le temps de la parole et Jérôme Doubrère, président du Pau-Nousty-Sports accueille sur l’estrade tous ceux qui sont venus honorer ces festivités. Les anciens présidents prennent place : Anselme, Francis, Jean-Marc, Bernard, Bernard et Bernard, Gilles. Sans oublier les grands anciens : Bernard Courades et Robert Catterman, Joseph Boué-Bigne et Isidore Lafont. C’est aussi l’occasion de retracer les dates marquantes : l’accession au niveau régional, la création de la section féminine, la construction d’une salle, le niveau national, création de l’amicale, arrivée de Zlatan, le Pau-Nousty-Sports, la nouvelle salle, le titre de champion de France avec Michel Laborde. A chacun de se situer et de donner à chaque étape de ce parcours la valeur sportive et humaine qu’elle renferme. Avec cette constante essentielle à la vie du club : les Bénévoles.


Chacun des intervenants invité à monter sur l’estrade dira le ressenti de cette journée et au-delà la place que ce club occupe dans la vie et dans le cœur de tous.

Chacun saura trouver les mots pour dire et redire le plaisir d’avoir été convié à cette célébration, de trouver dans cette célébration un accueil et des gens sympathiques ; des mots de sympathie et d’amitié sincère.

De tout ce qui a été dit, on peut retenir ces quelques moments.

Club emblématique d’un bassin de vie, parvenu et maintenu à un niveau national, une grande famille qui s’est construite au cours de générations. « Donner, recevoir, partager » dans la pratique du sport, a contrario des contraintes financières et administratives imposées.

Une aventure humaine aux multiples facettes, rentrée dans l’histoire, et qui sait faire face et rebondir grâce aux talents humains qui la gèrent.

La passion de l’engagement associatif pour lequel l’événement quel qu’il soit est une raison d’aller encore de l’avant. Une bonne raison de défendre le sport de village face aux exigences de l’argent.

Gage de la jeunesse d’un territoire, qui mérite le soutien de toutes les instances décisionnaires pour continuer à être et « inventer de nouveaux possibles ».

Porter bien haut les belles valeurs du sport, éduquer et accompagner les jeunes afin de rendre attractif le monde dans lequel nous évoluons.

La suite ne fut qu’un immense brouhaha de conversations, de rencontres, de retrouvailles joyeuses autour de ce qui s’appelait vraiment le verre de l’amitié. Mais plus discrètement les troupes sont en place : Victor donne les ordres, et joueuses et joueurs vont assurer le service pour le repas dans la salle polyvalente. Hommage des jeunes générations à celles et ceux qui leur ont permis d’être là. La noria des serveurs contribue encore à faire que l’ambiance ne retombe jamais. Et la jeunesse du club s’est chargée de lui donner le prolongement qu’elle méritait. Comme un sang nouveau qui circule dans toutes les parties de ce qui fut et demeure le fleuron de notre village.


    Ce fut vraiment une belle fête pour les 75 ans du Pau-Nousty-Sports.






Les personnalités présentes.


Les élus.


Marie-Pierre Cabanne et Florent Lacarrère, Conseillers Régionaux.

Thierry Carrère, président de la CCNEB

Régine Bergeret, vice-présidente de la CCNEB en charge des associations

Claude Ferrato, vice-président de l’Aglomération de Pau chargé des sports

Aude Lacaze-Labadie,vice-présidente de la CCNEB

Emmanuel Lecointe, président de l’office Municipal des Sports

Claude Borde-Baylacq, maire de Nousty, ses adjoints et conseillers municipaux


Les instances sportives.


Didier Bizord, président de la Ligue Auitaine

Régine Handy, trésorière

Maryse Bargues, présidente du Comité départemental des Pyrénées Atlantiques



Les Clubs.


Jean-Guy Tétin : Billère.

Aurélie Reignier-Primet et Nathalie Naffréchoux : Barzun.

Céline Vergara et Céline Fontaneau : Lée/Ousse


Les partenaires – Les Licenciés et anciens licenciés – Les Bénévoles.


Excusés :

François Bayrou, maire de Pau

Eric Saubatte, adjoint chargé des Sports à la ville de Pau

Denise Saint Pée, sénatrice

Thierry Lavit, maire de Lourdes.



Le spectacle de Gil et Ben.
On avait goûté à Ben, Benoît Joubert. Le talent appelant le talent, on le savait (ré)uni à Gil, Gil Alma. Quoi de plus normal que de juger de leur union lors des festivités des 75 ans du club de hand. 

    Il fallait la maîtrise scénique de Gil Alma pour s’autoriser une telle entrée en matière, et en dévoiler tous les aspects. Et avec son complice Benoît Joubert, quand deux talents s’affrontent, chacun sert de caisse de résonance à l’autre. A partir de là, on ne pourrait dire qui a pris le plus de plaisir, les deux compères à jouer ou le public à les voir jouer. Ils se sont emparés de la salle - il faut dire qu’elle n’attendait que cela - et ils l’ont menée dans leur délire visuel, vocal et humoristique sans une seconde de répit. Les éclairs étaient sur scène et les rires secouaient la salle en bruyantes vagues successives. Un défilé de personnages hauts en couleurs, toujours disposés à créer, générer, prolonger des situations improbables menées de main de maître jusqu’au leur accomplissement. Rien ne ressemblait à ce qui précédait, même les rires étaient différents parce qu’il fallait toujours les adapter à un nouveau délire. Et s’il y avait parfois un côté burlesque dans les situations – parfois des provocations voulues - le rire venait lui donner sa vraie dimension, celle de la sincérité. Ajoutez quelques effets visuels à tendance psychédélique, inutile de secouer, le mélange a bien pris. Et la nouvelle salle de sports pourrait vous dire que, heureusement que tout a été refait à neuf, parce qu’il fallait bien ça pour résister à cette débauche d’enthousiasme et joie de rire partagée.

Ils ont gagné !

Le mot de Claude Borde-Baylacq, maire de Nousty.

Bonjour à tous,

Je suis très heureux d’être aujourd’hui avec vous pour fêter les 75 ans de notre club , le Pau Nousty Sports.

Ce club créé par Bernard Courades et ses copains est devenu au fil des ans un club emblématique de la vallée de l’Ousse et du Béarn avec une résonance nationale .

Le Nousty Sports, puis le Pau Nousty Sports, est sorti de nos champs pour se retrouver dans le confort d’une salle, sous le mandat du maire de l’époque Marcel Vignau Loustau. Cette salle que la commune a progressivement améliorée pour finir avec sa configuration actuelle. Je remercie tous les élus précédents et actuels qui ont œuvré pour bâtir ce nid, antre des exploits du PNS.

J’aurai une pensée particulière pour Alain Nouguez, mon prédécesseur, qui aurait dû partager ces festivités avec nous. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Voilà 75 ans que le village de Nousty et le PNS cheminent ensemble .

Pour un village comme NOUSTY avoir une telle association est un vrai bonheur et une vraie fierté. Je n’oublierai pas que ce fleuron du hand ball est aussi le fruit de la participation de nos communes environnantes du bassin de vie et au delà qui ont nourri les rangs de nos équipes, nos bénévoles, nos gradins.

Le PNS c’est une grande famille construite au fil des générations qui se sont succédées avec ses victoires, ses médailles, ses coupes, et qui s’est forgé une sacrée réputation.

Mais c’est aussi et surtout un état d’esprit qu’il faut préserver malgré le contexte et l’évolution de notre société. Le sport c’est donner, recevoir, partager. Il est regrettable que l’argent prenne le dessus là aussi (pas assez de budget, pas assez de pros, pas ... , toujours plus d’administratif ! Il faut qu’ils arrêtent là bas, en haut, dans leurs bureaux.

La période Covid et les intempéries nous ont montré ou démontré l’importance de l’activité de nos associations dans la vie du village. Quel vide nous avons pu ressentir !

Le PNS s’est battu bec et ongles, il a su surmonter toutes les difficultés de la période écoulée (arrêts des matchs, des recettes, délocalisation ... et j’en passe).

Les Canaris ne sont pas morts, car ils chantent encore. (historique)

Un grand bravo à tout le club !

Un mot pour notre salle entièrement rénovée du sol au plafond avec les lux demandés par la Fédération de hand ball.

Je trouve que c’est une belle réussite

Un grand merci à la Commission Bâtiments, aux élus qui nous ont soutenu, aux Instances Départementales (DETR et Terres de Jeux 2024 ), à notre assureur Groupama (pour ne pas le citer), aux artisans, aux employés communaux sans lesquels rien n’aurait été possible.

Pour finir une citation de Nelson Mandela qui déclarait que « le sport a le pouvoir de changer le monde, d’unir les gens de manière quasi unique, de créer de l’espoir là ou il n’y avait que désespoir. » Oui les activités physiques et sportives ont à la fois cette portée universelle, sanitaire et émancipatrice.

Un grand merci au PNS pour tout le bonheur que vous nous apportez.

Profitons tous ensemble de ces retrouvailles et de cette journée.

Pour le PNS : Hip, hip, houra !


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