Care-t, clacassè ! çi disè lou labadé. Dèche canta lou Baniu.

Tais-toi, beau parleur ! disait le lavoir. Laisse chanter la rivière.



vendredi 17 mai 2019

Tant qu'il y aura des coquelicots. Article et photo.

Tant qu'il y aura des coquelicots.

(photos et article de Francis Nouguez)
Une soirée de bonheur !

« Tant qu’il y aura des coquelicots » le titre de cette pièce interprétée par son auteur Cliff Pailler et sa partenaire Line Lebreton n’avait rien à voir avec cette belle fleur des champs, mais peu importe, les présents ont compris pourquoi plusieurs prix l’ont récompensée, notamment trois molières amateurs. Du pur bonheur, et ce durant 1h20 sans interruption ! Certes, le public a apprécié la prestation des acteurs, mais au fil de la soirée, ils ont appris à connaître Mamie Louise, cette grande dame qui savait accueillir son petit fils avec douceur, chaleur, amour, et surtout ces livres que le petit garçon, mordu de foot, va petit à petit découvrir grâce à une institutrice pédagogue au possible. Qui pouvait imaginer qu’à partir d’une chasse aux œufs ce garçon et ses camarades puissent découvrir la lecture. Alors qu’ils rêvent de dribbler, de marquer des buts, ils apprennent plusieurs nouveaux mots, syntaxe, grammaire, poésie, etc. avec quelques minutes de bonheur supplémentaires lorsque Line Lebreton interprète magnifiquement deux belles chansons de Barbara. Les spectateurs sont bouche bée, et n’ont même pas l’occasion d’applaudir tant les comédiens enchaînent avec talent les phrases et répliques. Sans même le réaliser, voilà que Cliff Pailler s’allonge sur le sol, la tête sur son ballon et commence à lire un livre. Cette fois il faut se rendre à l’évidence, c’est bien fini, et les spectateurs réservent à ces formidables acteurs les applaudissements et l’ovation qu’ils méritent. Un grand merci à eux d’avoir accepté de jouer dans notre village, ce qui a permis à l’Aclan de terminer ainsi son excellente année culturelle. En fait, les présents n’avaient qu’une hâte, rentrer pour ouvrir rapidement un livre. En conclusion, seuls les absents ont eu tort.









(Vous voyez que vous y arrivez sans moi !)




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